septembre 5, 2023

Que de crimes sont commis en ton nom, « laïcité » !

L’adoption d’une « loi », fin 1905, dite de laïcité, de « séparation de la République et des cultes », a eu le défaut d’avoir été cela et précisément cela, une loi, et ce alors que son sens fut, est, constitutionnel, en concernant tous les principes nationaux, en devenant elle-même un principe, intimement lié à celui d’égalité. On le sait, mais on l’oublie trop souvent : cette loi, son sens, ses effets, furent contestés, vigoureusement, avant son adoption, ET a continué de l’être jusqu’à aujourd’hui, bien que certains aient fait mine de l’accepter. La loi votée, adoptée, promulguée, peut être lue ici. C’est une loi étrange : après avoir énoncé dans son premier article, dans un sens très général, vague, sans explication, que « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public », en incarnant cette « liberté de conscience » uniquement dans le sens de la croyance religieuse, ou de l’absence de croyance, l’article 2 acte la séparation, MAIS les articles suivants traitent des liens, relations, entre, l’Etat, les autorités inférieures (départements, communes), avec les cultes, et les biens des cultes passent à la fois sous le contrôle de l’Etat, deviennent certaines de ses propriétés, avant de les restituer aux cultes, via des associations. Autrement dit, l’Etat se sépare d’UN CULTE, en les intégrant tous. Avec « la police des cultes », la loi sépare encore le politique et le cultuel, en plaçant celui-ci sous l’autorité du politique, en prévoyant que tout « ministre du culte » (une expression qui compare politiciens et religieux), tiendrait des propos qui contrediraient les lois, devrait être judiciairement poursuivi.

Autrement dit : bien que substantielle, cette loi est… maigre, puisque sa partie la plus importante concerne la gestion des biens cultuels. Hélas, la loi de 2004 est venue contredire la loi de 1905 : contre la liberté de conscience EN ACTE, la loi de 2004 a été adoptée pour affirmer que « Dans les écoles, les collèges et les lycées publics, le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit. » A CHAQUE FOIS, ces textes de loi sont LACONIQUES. Tous ces flous suscitent tant de loups, et quels ! Un édito de l’inénarrable Riss de Charlie-Hebdo affirme que les « abayas » sont des vêtements musulmans, et dès lors reproche à celles et ceux qui estiment que la nouvelle disposition imposée par le Ministre de l’Education Nationale vise de manière spécifique, raciale et raciste, donc de manière inacceptable, les musulmans, cette défense même, au motif qu’elle prouverait que ce sont des vêtements religieux, alors que, s’ils le sont, c’est parce que lui et d’autres l’ont décidé. ET QUE DANS LE MEME TEMPS, ces censeurs de ces vêtements n’ont PAS UN MOT contre des vêtements portés par des jeunes catholiques, juifs, alors qu’il faudrait démontrer s’ils sont eux aussi culturels ET/OU cultuels. Mais traiter les musulmans, avec les catholiques, les juifs, A EGALITE, voilà ce que ces prétendus « laïcistes » se refusent, en bafouant ainsi le principe d’égalité qui est au fondement de cette législation. Il est désormais démontré, incontestable, que la laïcité est devenue, à son corps défendant, le cheval de Troie d’une réaction qui se sert de cette loi CONTRE cette loi, et qu’il ne faut pas accepter de reconnaître qu’ils sont des défenseurs de la laïcité, mais des destructeurs de.

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